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L'édito de la semaine Quand la nature se révolteEdito de Dominique Impe
C'est un sujet qui me tient à coeur. Après le tsunami, en 2004. qui a fait des milliers de victimes, c'est le cyclone Nargis qui a fait parler de lui, il y a quelques jours, provoquant un véritable cataclysme et fait, selon les autorités birmanes, près de 22.000 morts et 41.000 portés disparus.
Aux dires des Indiens, ceux-ci auraient prévenu les Birmans de l'arrivée du cyclone 48 heures avant celle-ci, suffisamment tôt, donc pour organiser une évacuation qui n'a pas eu lieu.
Ajouté à cette catastrophe naturelle les démêlés politiques entre la junte birmane et le parti d'opposition - la Ligue Nationale pour la Démocratie - représenté par la très médiatique Aung San Suu Kyi. Un référendum national au sujet d'une nouvelle constitution est maintenu, malgré la catastrophe, au grand dam des démocrates birmans mais aussi de l'Union Européenne. Sans oublier les complications administratives auxquelles se heurtent l'ONU et plus largement l'aide internationale.
Il n'en demeure pas moins vrai que les manifestations naturelles, de plus en plus puissantes et destructrices, pourraient bien être le fruit de la bêtise humaine, au moins autant que du dérèglement climatique, l'un était le corollaire de l'autre d'ailleurs.
Récemment, j'ai vu un téléfilm d'anticipation dans lequel il était inventé un système pouvant influer sur les cyclones, pour les faire dévier de leur trajectoire ou baisser en intensité. J'ose espérer qu'une telle technologie n'existe pas, car alors, la seule chose sur laquelle l'homme ne peut pas encore influer - le temps qu'il fait - serait livré au bon vouloir d'organisations gouvernementales plus ou moins bien intentionnées, avec ses possibles "ratés", fruits d'expérimentations hasardeuses (ce qui était le cas dans ce téléfilm).
En attendant, l'Asie souffre, une fois de plus, du fruit de la révolte de la nature. On arrive à peine à panser les plaies béantes du tsunami qu'une nouvelle catastrophe prend le relais. Même si nous ne nous sentons pas vraiment concernés, nous ne pouvons rester insensibles au désarroi des Birmans. Un désarroi que même tous les trésors du monde ne parviendront pas à consoler. |
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